Ureaplasma urealyticum

Définition

L’Ureaplasma urealyticum est une bactérie de la famille des mycoplasmes. Naturellement, présente dans l’organisme humain, en particulier dans l’appareil urogénital au même titre que le Mycoplasma Genitalium et le Mycoplasma Hominis, contrairement à ces derniers, il peut devenir très pathogène.

L’Ureaplasma urealyticum est à l’origine d’un grand nombre d’infection sexuellement transmissible et peut provoquer la salpingite, la prostatite, l’urétrite, la cervicite, etc.

Causes et facteurs de risque

L’Ureaplasma urealyticum est présent en masse sur le vagin, en réalité, il fait partie intégrante de la flore vaginale. Dans 80 % des cas, il est totalement inoffensif et ne représente aucun danger pour la personne contaminée, voilà pourquoi il est souvent asymptomatique.

Les bactéries deviennent pathogènes lorsque la colonisation dans les voies génito-urinaires devient trop importante si bien qu’elles migrent vers le col de l’utérus, l’utérus et les trompes. Lorsque la concentration de bactéries dans l’appareil génital dépasse les 10 000 ucc/ml, on parle de contamination et les symptômes commencent à apparaître.

La mode de transmission

L’Ureaplasma urealyticum se transmet par le biais de relations sexuelles la plupart du temps. Et ce, qu’il s’agisse de rapports oraux, anaux ou vaginaux. Il est également présent et peut se transmettre par le biais de la salive ou le sang d’une personne contaminée.

La bactérie peut également se transmettre de la mère à, et ce, de trois manières différentes : transmission intra-utérine, transmission hématogène par le cordon ombilical, transmission à la naissance au passage du nouveau-né à travers la filière pelvi-génitale maternelle.

Symptômes

La présence de l’Ureaplasma urealyticum est rarement soupçonnée. Aussi bien chez l’homme que chez la femme, la bactérie n’est décelée que lorsqu’il provoque des infections diverses dans les zones uro-génitales.

Chez l’homme, l’Ureaplasma urealyticum peut provoquer :

  • Une urétrite ou inflammation des urètres ;
  • Une prostatite ou inflammation de la prostate ;
  • Une épididymite ou inflammation des épididymes ;
  • Etc.

Chez la femme, la bactérie peut provoquer :

  • Une endométrite ou l’inflammation des endomètres utérins ;
  • Une cervicite ou l’inflammation du col de l’utérus ;
  • Une salpingite ou l’inflammation des trompes de Fallope ;
  • Etc.

Aussi bien chez l’homme que chez la femme, ces symptômes peuvent être accompagnés des douleurs hypogastriques, de dysurie, de gonflement du méat, mais aussi de fièvre, de frissons, de douleurs lombaires, de douleurs et de sensations de brûlure à la miction et quelquefois d’écoulements.

Complications

Sans traitement, aussi bien chez l’homme que chez la femme, la bactérie peut dégénérer en :

  • Pneumonie ;
  • Méningite ;
  • Dysplasie broncho-pulmonaire ;
  • Arthrite ;
  • Abcès intrarénal ;
  • Syndrome de Reiter.

Les complications pendant la grossesse

L’Ureaplasma urealyticum peut entraîner de nombreuses affections sérieuses pendant et après la grossesse. Il peut provoquer une bactériémie postnatale ; un accouchement prématuré, un retard de croissance du fœtus, un mort fœtal in utéro, une endométrite postnatale, un avortement spontané, une pneumonie néonatale ainsi qu’une infection des plaies après une césarienne.

Les conséquences sur la fertilité

Il semble qu’une infection à l’Ureaplasma Urealyticum peut à la longue menacer la fertilité de la personne contaminée, et ce, quel que soit son sexe. Des cas de difficultés de procréation ont en effet été reliés à ce type de bactéries, car il favoriserait :

  • Le risque de fausses-couches : des études ont démontré qu’une infection précoce chez l’embryon pouvait provoquer l’arrêt de son développement.
  • Le risque de vaginose bactérienne : la trop haute concentration d’Ureaplasma Urealyticum perturbe la flore vaginale, ce qui va provoquer une inflammation chronique d’où l’infertilité.

Traitements

Une fois confirmé que l’Ureaplasma urealyticum est bien le germe en cause, les médecins prescriront un traitement à base d’antibiotiques. La bactérie est particulièrement sensible à ceux inhibant la synthèse de protéine aussi l’ordonne comprendra sans doute des tétracyclines, des macrolides, de l’érythromycine et de la spectinomycine.

Le traitement est le même pour un nouveau-né contaminé par sa mère. Généralement, on administrera à l’enfant de l’érythromycine en intraveineuse, et ce, pendant quelques jours.

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