Paludisme

Définitions

Le Paludisme est la maladie parasitaire la plus répandue au monde. Selon l’Organisation mondiale de la santé, elle fait plus d’un million de victimes par an à travers le monde. 

Répandant également à l’appellation commune de « Malaria », il s’agit d’une maladie infectieuse provoquée par un parasite appartenant au genre Plasmodium.  Ce parasite est transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique femelle appelée « Anophèles ». On la qualifie aussi de vecteurs dans la mesure où infectée après avoir piqué un homme impaludé, elle injecte le parasite à son prochain hôte. La transmission de Plasmodium d’un homme à un autre se fait donc par l’intermédiaire du moustique. 

Les symptômes du Paludisme sont très divers : fièvres, maux de tête, douleurs musculaires, fatigue, vomissements, diarrhées et toux. Ces premières manifestations cliniques apparaissent 8 à 30 jours après l’infection. S’en suivent les crises de paludisme appelé aussi accès palustre qui se traduit par des altérations de fièvre, de tremblements accompagnés de sueurs froides ou de chaleur intense. La multiplication des parasites dans l’organisme provoque par la suite une anémie. En l’absence de traitement adéquat, le Paludisme devient alors fatal. Car les globules rouges infectés vont obstruer les vaisseaux sanguins au niveau du cerveau et entrainer le « neuropaludisme ».

Maladie à transmission vectorielle, elle se transmet comme son nom l’indique par la piqûre de moustique femelle appelé « anophèle ».

Le paludisme est sans aucun doute la maladie parasitaire tropicale la plus fréquente. On recense chaque année plus de 500 millions de victimes de la malaria dans le monde. Évoluant de manière rapide, bien qu’on puisse très bien la traiter et la guérir à ce jour, elle peut encore être mortelle surtout si elle touche les jeunes enfants et les femmes enceintes. Elle ferait en effet plus d’un million de victimes par an.

On peut répertorier quatre types de paludisme :

  • Le Plasmodium malaria
  • Le Plasmodium ovale
  • Le Plasmodium falciparum
  • Le Plasmodium vivax

Notons que le Plasmodium falciparum est le plus mortel et le plus répandu des quatre.

Causes et facteurs de risque

Le paludisme est provoqué par des parasites appartenant à la famille des Plasmodiums. Lorsqu’une personne est infectée, ces parasites vont migrer vers le foie et y rester pendant une durée variable. À maturité, ils vont intégrer les cellules sanguines et vont provoquer la maladie.

La mode de transmission

Les Plasmodiums sont transmis à l’homme par la piqûre d’un moustique appartenant aux genres « Anophèle », qui après avoir piqué une personne atteinte de la maladie, va jouer le rôle de vecteur du paludisme. Se mélangeant à sa salive, il va donc transmettre ces parasites à toutes les personnes qu’il pique.

Les parasites à l’origine de cette maladie infectieuse peuvent également se transmettre par le sang, dans la mesure où ils sont présents dans les cellules sanguines. Ainsi, il y a risque de transmission en cas d’utilisation de seringues usées, désinfectées et contaminées, mais également en cas de transfusion sanguine et de transplantation d’organes si la maladie n’est pas décelée avant.

Symptômes

La première période de contamination est généralement asymptomatique. Les parasites vont s’incruster dans le foie et y rester jusqu’à maturation. Cette période d’incubation qui peut durer quelques jours ou quelques semaines, voire des mois selon le parasite. Les symptômes apparaissent lorsque les parasites sortent du foie et s’attaquent aux cellules sanguines. L’infection comment alors à se manifester alors par :

  • Des frissons ;
  • Des maux de tête ;
  • Des douleurs musculaires ;
  • Des nausées et des vomissements ;
  • Et éventuellement, des diarrhées.

Cette première phase passée, une deuxième série de symptômes peut apparaître après quelques heures. On peut ainsi noter :

  • Une hausse importante de la température corporelle (fièvre) ;
  • Une sècheresse de la peau.

Lorsque la fièvre tombe, le malade va suer abondamment, se sentira très faible et sous le coup de la fatigue, finira par s’endormir.

Dans le cas du Plasmodium falciparum, le cas le plus dangereux rappelons-le, d’autres symptômes plus graves peuvent apparaître :

  • Crises de convulsion ;
  • Présence de sang dans les urines ;
  • Hypoglycémie importante ;
  • Anémie sévère ;
  • Défaillance de certains organes tels que le foie, les poumons, les reins….

Complications

Le paludisme est une maladie très bien prise en charge, néanmoins, dans sa forme la plus mortelle, lorsqu’il n’est pas bien traité, il peut avoir des répercussions très graves, voire fatales. En Afrique, 90 % des décès dus à la malaria sont attribués aux complications engendrées par celle-ci.

Ces complications sont :

  • L’œdème pulmonaire : si les cellules sanguines contenant les parasites atteignent les poumons, elles vont provoquer la formation de liquide qui va gêner la respiration et causer des difficultés respiratoires importantes.
  • L’anémie : causée par la destruction progressive des globules rouges par les parasites.
  • Le risque de récidive : certains parasites, plus persistants que les autres, peuvent rester dans l’organisme pendant des années sans provoquer des symptômes graves.

Lorsque les parasites s’attaquent à des organes vitaux, ils peuvent entraîner des complications mortelles comme :

  • Le neuropaludisme : il se traduit par la contamination du cerveau par les parasites et se manifeste par des délires, des troubles de la conscience, des convulsions et le coma.
  • La défaillance hépatique : il se traduit par la contamination du foie par les parasites.
  • L’insuffisance rénale : il se traduit par la contamination des reins par les parasites.
  • La rupture de la rate : due à l’anémie provoquée par la destruction des globules rouges.
  • L’hypoglycémie : il se traduit par une baisse importante du sucre dans le sang qui peut provoquer un coma.

À noter que les enfants et les femmes enceintes sont les plus vulnérables aux complications engendrées par le paludisme.

Traitement du Paludisme

Plusieurs molécules antipaludiques peuvent être en utilisées en traitement de prévention ou en thérapeutique. 

La chloroquine

Parmi les plus connues et les plus anciennes, on distingue la chloroquine. En se nourrissant de l’hémoglobine, le parasite divise la chloroquine ingérée par le malade en acides aminés. Cette action libère les molécules d’hème contenues dans l’hémoglobine. Ces dernières sont transformées et stockées sous forme de cristaux inertes dans la vacuole digestive du parasite. Lorsque la chloroquine pénètre la cellule infectée, elle bloque la transformation de l’hème en cristaux inertes et accumule le fer toxique entrainant ainsi la mort du parasite par ses propres déchets. Cependant, face à la généralisation de la résistance des parasites aux molécules antipaludiques, l’efficacité de ce traitement n’est plus à escompter que dans certains pays.

La Méfloquine

Dans les localités où les parasites ont développé une forte résistance à la chloroquine, la Méfloquine est préconisée comme traitement du paludisme. Il s’agit d’un antipaludéen schizonticide sanguin ayant pour principe actif la molécule 4-quinoléine-méthanol. Il est administré par voie orale.

Les CTA

Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine ou encore CTA constituent aujourd’hui le meilleur traitement contre le Paludisme. L’Organisation mondiale de la santé recommande cinq combinaisons thérapeutiques prescrites selon les souches locales de paludisme. Le traitement doit associer deux principes actifs différents. L’artémisinine ne doit pas être utilisé en monothérapie orale, car cela peut entrainer la résistance du parasite à cette molécule. En effet, sans l’administration d’un second médicament en association, ces parasites résistants peuvent survivre et encore être transmis à un moustique et à une autre personne.

L’artésunate injectable

L’artésunate injectable est le traitement proposé contre le paludisme grave. Il est injecté par voie intramusculaire ou intraveineuse. Le traitement est associé à une combinaison thérapeutique à base d’artémisinine complète dès que le malade est en mesure de prendre des médicaments par voie orale. En cas d’échec du traitement injectable, l’artésunate est administré par voie rectale. 

Les nouveaux traitements du paludisme

Il n’existe aucun vaccin contre le paludisme à l’heure actuelle. Cependant, les chercheurs explorent de nouvelles thérapeutiques antipaludiques impliquant des peptiques et d’autres compositions chimiques. 

Actuellement en cours de test, les spiroindolones, de nouvelles molécules antipaludéens. Appartenant à la famille de ces dernières, la cipargamine est une molécule dont le principe actif empêche le développement des gamétocytes des plasmodiums et diminue de manière considérable la transmission de la maladie. Administré par voie orale pendant un traitement d’une durée de trois jours, il peut détruire la parasitémie du plasmodium falciparum et du plasmodium vivax2.

Traitement préventif du paludisme

La prophylaxie est un traitement de prévention mis en place par les chercheurs en vue de prévenir toute contamination du Paludisme. Elle est surtout proposée aux touristes qui se rendent dans les pays à risque.

La prophylaxie consiste à utiliser toute une thérapeutique de médicaments préventifs afin d’éviter l’infection en cas de pénétration du parasite dans l’organisme. Le traitement inclut la chloroquine, le proguanil, la méfloquine, la doxycycline et des combinaisons thérapeutiques telles que : pyriméthamine-dapsone, proguanil-atovaquone,  chloroquine-proguanil chlorhydrate. 

La prévention du Paludisme est également basée sur l’éradication des moustiques et la prévention des piqûres de moustiques.

La malaria se soigne très bien à ce jour et dans la majorité des cas, le patient s’en sort indemne. À condition bien sûr qu’elle soit diagnostiquée et traitée à temps.

Voilà pourquoi, dans le cadre d’un déplacement dans une région tropicale où il peut être difficile de faire appel à un médecin, il est recommandé aux voyageurs de se munir de Méfloquine, d’Atovaquone-proguanil ou de Doxycyline afin de prévenir la maladie. Ainsi, dès l’apparition des premiers symptômes, l’un de ces médicaments doit être rapidement pris.

Le traitement antipaludéen

Pour traiter le paludisme, les médecins prescrivent généralement :

  • De la chloroquine

Moins chère et facile à trouver, la chloroquine est le médicament de référence contre la malaria. Malheureusement, certains parasites réussissent aujourd’hui à lui résister.

  • L’artémisinine

Généralement administré par voie intraveineuse surtout en cas de forme de paludisme grave, ce principe actif peut être utilisé comme traitement principal ou comme traitement complémentaire à la chloroquine.

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