Maux de gorge

Définitions

Faisant partie des motifs de consultations médicales les plus fréquents, le mal de gorge n’est pas une maladie, mais un symptôme. Il désigne, comme son nom l’indique, une pathologie touchant essentiellement la gorge et donc tout ce qui la compose : pharynx, larynx, épiglotte, amygdale…

Le mal de gorge est une affection aussi fréquente que bénigne. Pouvant toucher aussi bien les enfants que les adultes, il se calme généralement au bout d’une semaine, avec ou sans traitement. Il peut néanmoins occasionner plusieurs symptômes désagréables d’où la nécessité d’une prise en charge.

Il existe plusieurs types de mal de gorge, mais les cas les plus rencontrés sont :

  • La pharyngite : inflammation du pharynx occasionnant un assèchement de la gorge ainsi qu’une difficulté à avaler et même à parler ;
  • L’amygdalite : inflammation des amygdales, connue communément comme étant l’angine ;
  • L’épiglottite : inflammation de l’épiglotte, la structure cartilagineuse du larynx ;

Causes et facteurs de risque

Le mal de gorge résulte d’une infection virale dans la majorité des cas. Il constitue alors le symptôme d’une inflammation respiratoire tel que le rhume ou la grippe.

Dans 10 à 15 % des cas, le mal de gorge est causé par une infection bactérienne. La bactérie incriminée est souvent le streptocoque de type a, mais il est également possible que cela soit celui de type B, de type C ou un tout autre microorganisme. Quoi qu’il en soit, le mal de gorge à infection bactérienne se traite très bien. Les cas les plus souvent rencontrés sont l’amygdalite et l’épiglottite, qui sont généralement causées par la bactérie Haemophilus Influenzae de type B, elle-même responsable de la méningite et de la pneumonie.

Les maux de gorge peuvent également être provoqués par :

  • Une allergie ;
  • Un épuisement des muscles de la gorge ;
  • La pharyngite gonococcique (gonorrhée transmise par voie orale) ;
  • La rougeole, la varicelle, la mononucléose, etc.

Si la douleur persiste au bout d’une semaine, et ce, malgré un traitement, le symptôme peut cacher une maladie plus grave telle que :

  • Une tumeur ;
  • Une diphtérie ;
  • Une infection au VIH.

Symptômes

Le mal de gorge, comme son nom l’indique clairement, est caractérisé par une douleur gênante à au niveau de la zone enflammée de la gorge. Gênante, car la plupart du temps, elle rend difficile le simple fait de parler et constitue un sérieux blocage dans l’avalement des aliments, même de nature liquide. On parle alors de dysphagie.

Dans le cas d’un mal de gorge à infection virale, d’autres symptômes peuvent également être remarqués :

  • La fièvre ;
  • La toux ;
  • Le nez qui coule ;
  • L’enrouement ;
  • La toux ;
  • La fatigue.

Si l’affection est due à un rhume ou à une grippe, à ces symptômes peuvent s’ajouter :

  • La congestion du nez ;
  • La gorge sèche et enflée ;

En cas d’inflammation des amygdales, l’amygdalite peut se manifester par :

  • Un gonflement et une rougeur au niveau des amygdales ;
  • La présence de pu sous la forme de taches blanches au niveau des amygdales ;
  • L’apparition de ganglions douloureux au niveau du cou ;
  • Une fièvre et des maux de tête ;
  • Des éruptions cutanées ;
  • Des vomissements.

Complications

Dans la majorité des cas, le mal de gorge disparaît de lui-même au bout de sept jours et ne provoque aucune complication, en particulier s’il est d’origine virale.

S’il est d’origine bactérienne néanmoins, il peut entraîner :

  • Une sinusite : infection des sinus ;
  • Une otite : infection au niveau des oreilles ;
  • Une glomérulonéphrite : inflammation des reins ;
  • Un abcès périamygdalien : un abcès localisé autour des amygdales ;
  • Un abcès rétropharyngien : un abcès localité autour du pharynx ;
  • Un rhumatisme articulaire aigu ;
  • Une altération des valves du cœur.

Traitements

Pour soulager les gênes occasionnées par les maux de gorge, les médecins peuvent prescrire :

  • Des antidouleurs sous la forme de comprimés ou de sprays à action locale ;
  • Des antiseptiques pour prévenir la prolifération des bactéries ou des virus ;
  • Des antipyrétiques tels que le paracétamol pour combattre la fièvre ;
  • Des anti-inflammatoires tels que l’ibuprofène pour soulager la douleur et faire descendre la fièvre ;
  • Des antibiotiques tels que la pénicilline pour prévenir la contagion et pour accélérer la guérison.

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