La contraception à travers le monde

Contraception

Le contraception féminine constitue depuis bien longtemps l’une des principales préoccupations des dirigeants de divers pays du monde.

Outre le fait que l’absence de contraception soit l’un des freins au développement, cela engendre également de nombreux désagréments aussi bien sur le plan structurel qu’humanitaire. Malgré son caractère désormais légal, de nombreuses personnes n’ont toujours pas accès aux méthodes contraceptives pour diverses raisons. C’est une situation délicate, dont les manifestations trouvent leur explication dans les chiffres clés de la contraception mondiale. Afin de mieux cerner son importance, il conviendrait également de s’appesantir sur les risques liés à l’absence de la contraception.

Quelques chiffres clés sur la contraception dans le monde

Le taux de recours aux méthodes contraceptives dans le monde varie en fonction des pays et des continents. En chine par exemple où la politique de régulation des naissances est très stricte, seule 49% des femmes avaient recours à la contraception en 2009. Pendant que 46% des femmes restantes utilisaient la stérilisation, 3% d’entre elle préféraient la pilule. Cependant, malgré le fort taux de femmes recourant à la contraception, il en restait encore environ 20 millions qui elles, ne bénéficiaient d’aucune méthode contraceptive.

Quelles sont les méthodes de contraception dans le monde ?

stérilisation féminine 30%
stérilet 22%
pilule 14%
préservatif masculin 13%
méthodes traditionnelles 9%

A la différence de la Chine où le taux de fécondité est très élevé, l’Europe elle, en affiche un taux très bas. En effet, dans la majorité des pays européens en 2001, 80% des femmes en âge d’avoir des enfants avaient recours à des méthodes de contraception. Mais malgré ces chiffres encourageants, la Grande-Bretagne est confrontée depuis plusieurs années à l’augmentation du nombre de grossesses, en particulier chez les adolescentes.

Aux Etats-Unis, on dénombrait à 75%, le pourcentage de femmes utilisant un mode de contraception. En Amérique Latine en 2001, le taux de femmes en âge d’avoir un enfant et ayant recours à une méthode contraceptive est de 66%. En Afrique, on observe quasiment le plus bas taux d’utilisation de contraceptifs. En effet, seulement 25% de femmes en âge de procréer ont recours à la contraception. Ce chiffre baisse et passe à 15% en Afrique subsaharienne.

Tous ces chiffres permettent, non seulement d’évaluer la culture de la contraception dans chaque région, mais aussi de conclure que la contraception a un succès mitigé à travers le monde. Cette situation peut s’expliquer, soit par l’absence d’un mode de contraception fixe chez les femmes, soit par leur préférence des anciennes méthodes de prévention des naissances, qui elles, ne sont forcément pas considérées comme méthodes contraceptives.

La prévention des naissances avant l’avènement des méthodes modernes

La question du contrôle des naissances a depuis toujours été une source de préoccupation pour les diverses sociétés. A l’époque antique par exemple, l’on recourait à diverses méthodes pour réguler les naissances. Les méthodes naturelles comme celle du retrait de l’homme avant l’expulsion de la semence étaient beaucoup plus utilisées. Dans le cas où l’homme n’a pu se retirer à temps, il était préconisé aux femmes de marcher immédiatement après l’acte, d’éternuer ou encore de se lever afin d’expulser la semence de leur conjoint.

En dernier recours, des méthodes naturelles comme l’abstinence par exemple étaient préconisées. Par ailleurs, en cas de fécondation et pour empêcher la femme de mener une grossesse non désirée à terme, l’on procédait très tôt à un avortement. Ainsi, dès le premier trimestre, des activités brusques comme des déplacements en chariot étaient recommandées à la femme afin d’expulser très tôt le fœtus. Soulignons en outre qu’avant l’avènement des pilules, les femmes utilisaient des méthodes plus simples comme l’abstinence ou celles du calendrier.

La contraception à travers le monde

En fonction des pays ou des continents, les méthodes de contraception auxquelles ont recours les femmes diffèrent. Qu’il s’agisse de la Chine, du Canada, du Japon ou de bien d’autres pays le choix des méthodes contraceptives n’est souvent pas le même.

En Chine

Pour mieux régulariser les naissances, une politique de naissance stricte y est pratiquée. Les chinoises sont donc les plus nombreuses à utiliser des méthodes contraceptives. En 2009, la majorité des femmes avaient recours aux SUI (Système Intra-Utérin) ou à la stérilisation. Une plus infime partie recoure à la pilule.

Au Canada

En 2006 au Canada, la majeure partie des femmes avaient recours au condom comme moyen de contraception. La stérilisation ainsi que les contraceptifs oraux étaient également beaucoup utilisés. D’autres par contre préfèrent opter pour des méthodes naturelles.

Au Japon

Comme c’est le cas en Chine, le taux de natalité est soumis à une politique stricte de régulation des naissances au Japon. En 2000, environ 90% des couples préféraient recourir au préservatif comme moyen de contraception. La pilule par contre était pratiquement inexistante et n’a été autorisée qu’à partir de 1999.

En Europe

Le taux de fécondité des femmes est très bas en Europe. Ceci est dû à l’utilisation de diverses méthodes contraceptives par beaucoup de femmes. Des méthodes telles que les pilules ou la stérilisation par exemple sont très répandues.

En Inde

En Inde, la majorité des femmes mariées préfèrent le stérilet ou alors la stérilisation comme méthode contraceptive. Certaines par contre ont une préférence pour les des méthodes plus traditionnelles. Soulignons par ailleurs que contrairement à la Chine, la contraception est beaucoup plus basée sur la responsabilité individuelle.

En Afrique subsaharienne

Pour diverses raisons, peu de femmes utilisent des méthodes contraceptives. Celles mariées ayant recours à des contraceptifs préfèrent les méthodes injectables.  Les célibataires par contre utilisent beaucoup plus les préservatifs.

En Amérique latine

En Amérique latine, des méthodes telles que la stérilisation ou encore l’utilisation de contraceptifs oraux sont les moyens de contraception les plus utilisés par les femmes. Au Brésil par exemple, environ 6 millions de femmes ont recours à la pilule. Au Pérou par contre, les femmes préfèrent les méthodes plus naturelles.

L’accès aux méthodes contraceptives dans le monde

Le niveau d’accessibilité aux moyens de contraception varie le plus souvent en fonction des pays ou des continents. En effet, pendant que dans les pays développés les femmes en âge de procréer ont une grande facilité à accéder aux moyens de contraception, celles des pays en développement ont quelques difficultés pour y avoir accès.

En Afrique subsaharienne par exemple, peu de femmes ont recours aux moyens de contraception pour contrôler les naissances. Ceci s’explique en premier lieu par la difficulté d’accès à ces divers moyens de contraception. Même si des services de planification familiale ont été créés afin de remédier à cet état de choses, la difficulté d’accès demeure toujours.

En dehors de la difficulté d’accès aux méthodes contraceptives des femmes africaines, il faut aussi souligner que ces dernières craignent beaucoup les effets secondaires de ces contraceptifs. C’est donc pour cela qu’elles recourent le plus souvent à des méthodes beaucoup plus simples comme les préservatifs ou encore à des méthodes naturelles.

Rôle de la religion et de la culture dans la contraception

Pendant longtemps, les religions comme le catholicisme par exemple ont été contre le recours aux diverses méthodes de contraception artificielles (pilule, préservatifs, etc…). Cette position de l’église catholique est d’ordre spirituel. Selon cette dernière, le recours aux contraceptifs artificiels est une façon de couper le contact créé par Dieu entre amour et fécondité. Les méthodes naturelles elles ne sont par contre pas prohibées.

L’islam quant à elle ne s’est également jamais prononcé en faveur de la contraception. Selon la religion islamique, la fécondité est une grande bénédiction. Pour cette raison, empêcher une femme de procréer irait à l’encontre des volontés divines. Précisons cependant qu’il n’y a vraiment pas eu un point de vue explicite. Mais, aux vues des diverses raisons précédemment énoncées l’on peut en déduire que l’islam n’est pas en faveur de la contraception.

Dans le but de respecter les lois divines, les croyants des diverses religions ont pendant longtemps refusé de recourir aux méthodes contraceptives. Beaucoup de femmes continuent en outre de penser qu’en ayant recours à une méthode contraceptive, elles iraient à l’encontre des préceptes divins. Pour ce faire, on peut considérer que les religions constituent dans une certaine mesure un frein à l’utilisation des contraceptifs.

N’hésitez pas à consulter ci-dessous la répartition des différentes méthodes de contraception

Méthode contraceptiveEchec en conditions parfaitesEchec en conditions réellesMode d'emploi et d'administrationFréquence des prises ou de l'usage
Implant0,1 %0,1 %Acte chirurgical anesthésie localeTous les 3 ans
Stérilisation chez l'homme0,1 %0,15 %Acte chirurgical anesthésie locale1 fois et irréversible
DIU hormonal0,2 %0,2 %Insertion manuelle intra-utérine par un médecin4 à 7 ans
Stérilisation chez la femme (Ligature des trompes)0,5 %0,5 %Acte chirurgical anesthésie locale1 fois et irréversible
DIU au cuivre0,6 %0,8 %Insertion manuelle intra-utérine par un médecin4 à 10 ans
Contraceptif injectable0,3 %6%Injection intramusculaire7 à 12 semaines
Pilule0,3 %6%Voie oraleTous les jours à heures fixes
Anneau vaginal0,3 %8%Insertion vaginale3 semaines / 1 semaine d'arrêt
Patch contraceptif0,3 %9%Voie cutanée1 fois par semaine
Préservatif masculin2%15%Pose manuelle sur le sexe en érectionÀ chaque rapport sexuel
Préservatif féminin5%21%Insertion vaginaleÀ chaque rapport sexuel
Retrait4%27%RetraitÀ chaque rapport sexuel
Diaphragme6%16%Insertion vaginaleÀ chaque rapport sexuel (max 4h avant)
Cape cervicale9 % (pas d'enfant) 26 % (avec enfant)16% (pas d'enfant) 32% (avec enfant)Insertion vaginaleImmédiatement avant le rapport sexuel
Éponge9%16%Insertion vaginaleÀ chaque rapport sexuel
Spermicides18%29%Insertion vaginaleImmédiatement avant le rapport sexuel
Méthode du calendrier5%25%Calcul du cycle menstruel sur calendrierTous les jours
Méthode des températures5%25%Prise de températuresTous les jours
Méthode de la glaire cervicale0,4 %25%Prélèvements et observationTous les jours
Aucune méthode85%85%N/AN/A

Risques liés à l’absence de contraception

Le non recours aux méthodes contraceptives entraîne aussi bien pour la femme que pour sa famille de nombreux désagréments. Dans un premier temps, l’on peut évoquer le risque de grossesse non désirée. Ceci peut constituer la base d’un mauvais espacement des naissances pour une mère de famille. Outre les grossesses non désirées, l’absence de contraception augmente aussi le risque de mortalité de la mère et de l’enfant pendant l’accouchement.

Dans des pays en voie de développement par exemple, l’absence de contraception peut entraîner la famine au sein d’une famille. En effet, si les parents ne disposent pas de suffisamment de moyens financiers, l’absence de planification des naissances engendrera la naissance de beaucoup d’enfants qui ne pourront être pris en charge.

En somme, nous retiendrons que l’emploi de la contraception est beaucoup plus répandu dans les pays développés que dans les pays pauvres. Cela est le plus souvent dû à la difficulté d’accès à la contraception ainsi qu’aux diverses croyances des populations. En fonction des pays et des populations, les méthodes et moyens de contraception utilisés diffèrent.  Afin d’éviter les divers désagréments liés à l’absence de planification, il importe de faciliter l’accès des contraceptifs aux populations les plus défavorisées.

Sources utilisées :

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Article modifié le :

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13 Comments

  1. Voilà c’est toujours la même chose, plus on est pauvre et moins on a accès aux services modernes de la société. Je suis française, européenne, j’ai accès à tout, à tout depuis ma naissance. Ma voisine, africaine, n’a accès à rien. Ni elle ni moi avons demandé quoi que ce soit. La vie est souvent injuste. Je crois que la contraception pour les pays en développement est bien plus importante que ce que l’on croit, ce n’est pas simplement se protéger contre une grossesse; Si une française tombe enceinte et qu’elle ne veut pas garder l’enfant, il ne lui suffit que de se faire avorter. Je sais que c’est un événement très choquant pour la “mère” mais en tout cas c’est possible, de l’autre côté de la méditérannée, en Afrique, c’est très difficile. On tombe enceinte, on doit accoucher, on doit assumer, on a pas forcément beaucoup d’autres choix.

  2. je suis d’accord avec toi Julie, certaines personnes sont nées du mauvais côté de la frontière. on peut toujours les aider plein de possibilités différentes. on peut faire de l’humanitaire, on peut faire des dons, on peut faire de la prévention. Mais malheureusement la pilule contraceptive est encore loin d’être accessible partout dans le monde

  3. Effectivement Lucie, tu as raison. Nous avons publié cet article justement pour faire comprendre à chacun d’entre nous que nous sommes pas tous sur le même point d’égalité.

  4. Jolie morale Julie, merci de ton commentaire.

  5. Je ne savais que la stérilisation était aussi répandue. Idem pour le Brésil, je ne savais qu’ils utilisaient surtout la contraception naturelle, on en apprend tous les jours.

  6. pour se protéger il existe toujours les préservatifs.

  7. pourquoi parle t’on toujours de contraception féminine, l’homme peut aussi se protéger non?

  8. oui l’homme se protège déjà avec le préservatif. Même si le préservatif féminin existe maintenant depuis de nombreuses années, il n’est pas très utilisé.
    De ce que je sais, on peut aussi se faire faire une vasectomie mais c’est assez extrême, une fois que l’opération est faite, on ne peut plus revenir en arrière.

  9. je suis choquée de voir que la pilule n’est que si peu utilisée comme moyen de contraception à travers le monde. Pour moi c’était de loin le plus commun, c’est ce que j’ai toujours utilisé, mes amies aussi, bref, une surprise

  10. Quand on lit l’article, on comprend encore une fois que nous les français on est bien chanceux par rapport au reste du monde. Je parlais avec une amie qui vient de Bosnie, c’est pas forcément loin mais la bas tout est payant, la pilule contraceptive et le reste.
    Nous en France, il suffit d’aller chez le médecin ou au planning familial, puis aller ensuite acheter la pilule en pharmacie. A la fin du mois on se fait rembourser par la sécu, tout est moins cher, tout est plus simple.

  11. Je suis d’accord avec toi Marion, on est chanceux on France, on peut prendre la pilule, elle est parfois même gratuite, ensuite on ne peut pas toujours se comparer aux autres pays, bien sûr on a plus de chances que certains pas mais on y peut pas grand chose.

  12. oui je pense qu’il faut simplement savoir profiter de la chance qu’on a. On peut prendre la pilule ou d’autre contraception sans forcément toujours la payer quand on passe par le planning familial. Merci la France !

  13. vous avez raison, j’ai vraiment du mal à comprendre que dans beaucoup de pays, la religion contrôle ou influence à ce point la manière dont les femmes doivent ou non prendre la pilule, bref choisir ou non une contraception. Mettre un bébé au monde est important, cette décision doit être prise par les parents et non par quelconques religions

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