Trichomonas vaginalis

Définition

La trichomonose uro-génitale est une infection sexuellement transmissible non virale. Sans doute l’IST la plus répandue dans le monde dans sa catégorie, elle est causée par un protozoaire flagellé appelé le « trichomonas vaginalis ». Ce parasite contamine plusieurs millions de personnes chaque année et se développe surtout dans les parties uro-génitales, car il a besoin d’humidité pour vivre et pour se multiplier.

Le trichomonas vaginalis est responsable de la majeure partie des infections des trompes et du col de l’utérus, raison pour laquelle la trichomonose uro-génitale se manifeste souvent par des leucorrhées, des vaginites et des urétrites chez la femme. Très difficile à dépister chez l’homme en revanche, le parasite peut provoquer une infection de l’urètre, de la prostate et des vésicules séminales. 

Causes et facteurs de risque

La trichomonose uro-génitale est provoquée par la transmission du parasite Trichomonas Vaginalis. Maladie vénérienne, elle se transmet généralement lors de rapports sexuels non-protégés avec ou sans pénétration, car le parasite peut se transmettre grâce à un simple contact avec des sécrétions génitales. 

Ainsi, tout ce qui a été amené à entrer en contact avec les parties intimes et qui sont alors contaminés peut être considéré comme des vecteurs du parasite : 

  • Les sex-toys
  • Les sous-vêtements
  • Les maillots de bain 
  • Les embouts de douche
  • Les lingettes humides
  • Les gants de toilette
  • Les sièges de toilette
  • Les serviettes de toilette…

La mère souffrant de trichomonose uro-génitale peut également transmettre l’infection au nouveau-né et provoquer chez ce dernier des infections urinaires ou vaginales. Dans la plupart des cas toutefois, la contamination n’est décelée qu’à l’adolescence ou à la puberté.

Symptômes

La contamination à un Trichomonas Vaginalis ne provoque aucune manifestation clinique dans 50 % des cas.

Les symptômes chez la femme

Chez la femme, la trichomonose uro-génitale peut se manifeste souvent par :

  • Une leucorrhée soit une perte vaginale importante et malodorante de couleur jaunâtre ou verdâtre ;
  • Un prurit soit des démangeaisons intenses au niveau du vagin et de la vulve ;
  • Une dyspareunie soit une douleur plus ou moins importante lors des rapports sexuels ;
  • Des douleurs pelviennes ;
  • Des sensations de brûlure à la miction (émission d’urines).

Les symptômes chez l’homme

À noter que contrairement à la femme, il y a 25 % de chance que l’homme ne soit pas infecté par le parasite même s’il a eu des contacts intimes avec une femme infectée. De même, les porteurs de ce protozoaire restent fréquemment sains donc asymptomatiques malgré une contamination. En effet, la période d’incubation peut prendre jusqu’à 30 jours chez ces derniers.

On reconnaît néanmoins la trichomonose uro-génitale chez l’homme par les signes suivants :

  • Sensation de douleurs et de gênes à la miction ;
  • Sensation de douleurs au niveau pelvien et périnéal ;
  • Écoulement clair, mais suspect et purulent du méat urinaire ;
  • Prurit.

Complications

Lorsqu’elle n’est pas prise en charge ou lorsqu’elle n’est pas bien traitée, la trichomonose uro-génitale peut engendrer des complications importantes chez le patient et la patiente.

Chez la femme, cette affection parasitaire peut provoquer :

  • Des infections diverses telles que la vaginite, l’endométrite, la salpingite, l’urétrite, etc.
  • Un accouchement prématuré et un retard de croissance intra-utérin chez la femme enceinte ;
  • Un cancer du col de l’utérus ;
  • La stérilité.

Chez l’homme, l’affection peut entraîner :

  • Une balanite, qui se traduit par l’inflammation du gland ;
  • Une urétrite, qui se traduit par une l’inflammation de l’urètre ;
  • Une épididymite, qui se traduit par l’inflammation de l’épididyme ;
  • Une prostatite, qui se traduit par l’inflammation de la prostate ;
  • Une vésiculite, qui se traduit par l’inflammation des vésicules ;
  • Une cystite aiguë ; qui se traduit par l’inflammation de la vessie ;
  • La stérilité.

Une contamination au Trichomonas Vaginalis augmente également le risque d’une infection au VIH.

Traitements

Chez certains hommes, une guérison spontanée peut survenir. Ce qui n’est malheureusement jamais le cas chez la femme.

Aussi, pour traiter une contamination au Trichomonas Vaginalis, les médecins prescrivent généralement des « Trichomonoacides » tels que :

  • La Métronidazole ;
  • L’Ornidazole ;
  • La Tinidazole ;
  • La Nimorazole ;
  • La Tenonitrazole.

Ces médicaments sont présentés soit sous la forme de comprimés pour une prise orale soit sous la forme d’ovules qui seront directement introduits dans le vagin pour la femme.

Si ces médicaments ne s’avèrent pas efficaces, le médecin pourra prescrire un traitement plus ciblé basé sur un antibiogramme.

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